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Le Livre du mois - mars 2012


Chaque mois, Richesheures.net vous propose une sélection d'ouvrages à consommer sans modération. Livres récents ou valeurs sûres, travaux pertinents ou références indispensables, tous sont liés à l'histoire ou au patrimoine français.


La traque du mal, Guy Walters.- Paris : Flammarion, 2010.- 513 p.

Le mot de l'éditeur : « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de criminels nazis de haut rang, responsables de la mort de centaines de milliers d'innocents, ont réussi à échapper à la justice alliée et à disparaître dans la nature : les plus tristement célèbres d'entre eux s'appelaient Klaus Barbie, Adolf Eichmann, Josef Mengele ou encore Franz Stangl. Bénéficiant de complicités innombrables, passant d'un nom d'emprunt à l'autre, ils sont parvenus à se cacher en Europe, puis à fuir en Amérique latine, où ils ont longtemps vécu une vie... plutôt paisible. Comment ces hommes ont-ils pu échapper à leurs poursuivants, chasseurs de nazis, services secrets occidentaux et agences de tout poil ? Pour reconstituer leur fuite, Guy Walters a enquêté des années durant, fouillant les archives, interviewant des témoins, anciens officiers des services secrets ou chasseurs de nazis encore vivants. Il raconte quasiment au jour le jour l'évasion de ces débris sanglants du Ille Reich, le rôle joué par différentes filières à Rome, en Angleterre et en Espagne notamment pour les héberger et leur fournir des faux papiers ; au passage, il met à mal la mythique organisation Odessa, qui n'a existé que dans l'imagination de quelques agents triples et de romanciers inspirés. Il montre comment, pendant des décennies, ni les Alliés ni les Israéliens ne se sont vraiment préoccupés de capturer les nazis en fuite - or certains figuraient sous leur vrai nom dans l'annuaire téléphonique des pays où ils avaient trouvé refuge. Dans ce tableau d'un amateurisme parfois confondant, apparaissent d'authentiques chasseurs de nazis, mais aussi des hommes dont Walters met en doute l'efficacité et, plus grave, la sincérité : sur le plus connu d'entre eux, Simon Wiesenthal, il a mené une enquête fouillée, dont les résultats sont accablants pour celui qui clamait avoir fait arrêter plus de mille nazis... »

L'avis des Riches heures : L'arrivée à maturité d'une nouvelle génération de chercheurs, tel Guy Walters, a permis de reconsidérer nombre d'aspects de la Seconde Guerre mondiale. L'historien britannique s'intéresse ici à la traque des pires criminels de guerre nazis depuis la fin du conflit. Avec verve et précision apparaissent en pleine lumière le rôle ambigu de tous les services secrets nazis, les complicités « patriotiques », l'implication parfois malvenue de certains chasseurs de nazis et la détermination implacable de certains autres, les savants calculs stratégiques ou diplomatiques... Plusieurs scènes semblent sortir tout droit des meilleurs films d'espionnage ou des plus noirs polars, comme l'exécution du letton Herberts Cukurs, l'enlèvement d'Adolf Eichmann ou l'extradition de Klaus Barbie. L'auteur nous emmène également sur les traces de l'insaisissable Josef Mengele (médecin d'Auschwitz) ou sur celles du fantomatique Martin Bormann, recherché en vain pendant plusieurs décennies et finalement mort dans les ruines de Berlin, en mai 1945. Au-delà de l'enquête policière bien ficelée, Guy Walters nous dresse le portraits d'hommes [et malheureusement aussi de femmes] toujours persuadés de n'avoir accompli que leur seul devoir et qui ont vécu après avoir incarné l'horreur absolue sans l'ombre d'un remord. Passionnant et terrifiant. SWG




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